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Champignons et IA : le meilleur des 18 modèles testés se trompe une fois sur trois

3 min de lecture · The Register · 2 sept. 2026

D'après Billet de Piotr Migdał, blogue de Quesma, relayé par The Register

Champignons et IA : le meilleur des 18 modèles testés se trompe une fois sur trois

Image : générée (Gemini)

Rédigé à partir de la source originale; chaque fait est vérifié contre le texte source.

À retenir

  • Publié le 2 septembre 2026 sur le blogue de Quesma, le banc tire 55 espèces de FungiTastic (615k photos, atlas danois des champignons) selon deux listes qui se recoupent - vendables en Pologne, mortelles selon Wikipédia. Le tricholome équestre figure dans les deux : comestible ici, mortel ailleurs.
  • Gemini 3.8 Flash domine avec 65 % de bonnes réponses du premier coup (85 % dans ses cinq propositions). Le pire, Qwen3.8-27B, tombe à 13 %. Des vedettes plus coûteuses, dont Claude Fable 5 (53 %) et GPT-5.6-Sol (42 %), se font battre par des modèles rapides et bon marché.
  • Les erreurs dangereuses ne sont pas aléatoires : le clitocybe mortel Clitocybe rivulosa passe pour comestible 48 % du temps, la lépiote mortelle Lepiota subincarnata 31 %, l'amanite phalloïde 15 % - et un cortinaire mortel a été appelé chanterelle, l'erreur type qui tue des cueilleurs.
  • Sur la confusion la plus grave - un vénéneux classé comestible -, Qwen3.8-27B se trompe 36 % du temps, Qwen3.8 Flash 30 %, et même les Gemini Flash environ 12 %. Le 8 % de Muse Spark 1.2 (Meta) est un trompe-l'oeil : le modèle refuse souvent de répondre ; son successeur 1.3 répond et grimpe à 19 %.
  • The Register, qui relaie l'expérience, comprime deux chiffres : il compte 16 modèles là où les tableaux du billet en alignent 18, et attribue 16 % à l'amanite phalloïde classée comestible là où le billet montre 15 % - son 16 % correspond à la ligne des confusions avec d'autres vénéneux.

Pourquoi ça compte

Une seule photo suffit rarement, même pour un oeil expert : le guide iNaturalist des mycologues californiens exige au moins trois clichés par spécimen, et l'atlas danois repose sur la vérification experte et le séquençage ADN, pas sur les photos seules. Migdał se dit surpris que des modèles généralistes identifient la plupart des cas - mais la plupart ne suffit pas quand l'erreur se paie d'une greffe de foie. Son jeu de données est public, pour rejouer le test avec les espèces d'une autre région.

Chiffre-clé

36 % : la part des champignons vénéneux que Qwen3.8-27B classe comme espèces comestibles, pire score des 18 modèles testés sur 1040 photos par Piotr Migdał (billet Quesma, 2 septembre 2026).

Citation

« Do not eat a mushroom because AI told you it is safe (ne mangez pas un champignon parce qu'une IA vous a dit qu'il était sans danger) » Piotr Migdał, ingénieur fondateur chez Quesma, billet du 2 septembre 2026

Ce que ça change au Québec

🇨🇦 Au Québec, la page officielle Québec.ca sur les champignons sauvages (mise à jour le 12 novembre 2024) recommande de s'en remettre aux guides d'identification québécois ou canadiens et, en cas de symptômes dans les 24 heures suivant la consommation, d'appeler le Centre antipoison du Québec au 1 800 463-5060, spécimen en main si une consultation s'impose.

Action concrète

Faites identifier votre récolte par un mycologue ou un cercle de mycologie avant d'y goûter - jamais sur la foi d'une seule photo soumise à un robot conversationnel. Conservez un spécimen entier au réfrigérateur et, au moindre symptôme dans les 24 heures, appelez sans frais le Centre antipoison du Québec : 1 800 463-5060.

Fondée sur la source originale

Sources

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