Veille IA Veille IA sans buzz : pour stratèges québécois.
La veille

IA et emploi : ce que l’étude française mesure vraiment, au-delà des chiffres qui circulent

3 min de lecture · Le Monde - Intelligence artificielle · 22 sept. 2026

D'après Andreescu & Maurin (2026), page HAL du working paper et Andreescu & Maurin (2026), texte intégral en PDF (PSE Working Paper N° 2026-27), relayé par Le Monde - Intelligence artificielle

IA et emploi : ce que l’étude française mesure vraiment, au-delà des chiffres qui circulent

Image : illustration générée par IA (ChatGPT)

Rédigé à partir de la source originale; chaque fait est vérifié contre le texte source.

Préimpression : ce document n'a pas été évalué par des pairs.

À retenir

  • L’étude d’Andreescu et Maurin (PSE, HAL, 2026) compare les offres de France Travail pour les métiers informatiques à celles de métiers jamais exposés au numérique (aide-soignant, agent d’entretien d’espaces naturels), avant et après l’arrivée de ChatGPT.
  • Résultat mesuré : au début de 2025, les offres pour les spécialistes en TI sont environ 30 % moins nombreuses qu’à la fin de 2022, par rapport au groupe témoin; pour les 125 métiers de bureau plus largement exposés (comptabilité, ressources humaines), le recul dépasse 10 %.
  • Le chiffre de « plus de 50 % » de recul des offres, qui circule dans les résumés de cette étude, correspond en réalité à une hausse d’environ 50 % du nombre de candidatures par poste de spécialiste en TI - pas à une baisse des offres.
  • L’étude ne fournit aucune estimation agrégée d’un recul de 5 % de l’ensemble des offres d’emploi; sa conclusion reste centrée sur les métiers informatiques et de bureau exposés, sans extrapolation à l’économie globale.
  • Les données couvrent 2021 à 2025 (complétées par une série du ministère du Travail, 2015-2025) - pas « jusqu’au début de 2026 » comme le résume la couverture médiatique consultée, elle-même inaccessible directement d’ici (page anti-robot, HTTP 402).

Pourquoi ça compte

C’est la première étude qui documente, à partir de données réelles d’offres et d’embauches - pas d’un sondage ni d’une projection -, un recul mesurable de la demande en compétences informatiques depuis l’IA générative. L’écart entre ses propres chiffres et ceux qui circulent illustre un risque courant : un chiffre spectaculaire, sorti de son contexte statistique, voyage plus vite que la nuance qui l’accompagne.

Chiffre-clé

-30 %

Ce que ça change au Québec

🇨🇦 Au Canada, Statistique Canada n’observe pas le même signal : entre novembre 2022 et décembre 2025, l’emploi dans les professions où la programmation occupe une grande place a progressé d’environ 15 %, contre 5 % pour les autres professions - un écart jugé non significatif statistiquement (Statistique Canada, 28 janvier 2026).

Action concrète

Avant de reprendre un chiffre de cette étude, vérifier s’il porte sur une baisse des offres ou sur une hausse des candidatures par poste - les résumés qui circulent confondent facilement les deux mesures.

Repères datés

  • Fin 2022 - Diffusion à grande échelle des outils d’IA générative; les auteurs y situent le début du choc sur les offres d’emploi en TI.
  • 8 septembre 2026 - Dépôt du working paper d’Andreescu et Maurin sur HAL (Paris School of Economics), non encore évalué par des pairs.
  • 22 septembre 2026 - Chronique de Thomas Breda dans Le Monde relayant l’étude.
  • 28 janvier 2026 - Étude de Statistique Canada ne détectant pas de ralentissement significatif de l’emploi en programmation au Canada.

Fondée sur la source originale

Sources

🔧 Outils mentionnés

🔐 Connexion rapide

Entrez votre courriel pour recevoir un code à 6 chiffres.

Pas besoin de mot de passe ni d'inscription. Entrez votre courriel, recevez un code par courriel, et c'est tout !

✓

✓ ✕ ℹ