Des macaques naviguent en 3D grâce à une interface cerveau-machine
Des chercheurs belges ont fait naviguer trois macaques rhésus dans un environnement virtuel en 3D grâce à une interface cerveau-machine et à l’intelligence artificielle. Cette avancée, publiée dans Science Advances le 15 avril 2026, ouvre des perspectives pour restaurer la mobilité de patients paralysés.
« Pour Peter Janssen, professeur de neurophysiologie à l’université catholique de Louvain, cette technologie a le potentiel de transformer la vie des personnes paralysées. » — Numerama
Que faut-il retenir ?
- Trois macaques rhésus ont navigué dans un univers virtuel en 3D grâce à une interface cerveau-machine.
- Les chercheurs ont implanté trois dispositifs de 96 électrodes dans des zones cérébrales liées au mouvement.
- Les singes ont contrôlé un avatar dans l’environnement virtuel sans bouger, uniquement par leur activité cérébrale.
- Les essais cliniques sur des humains sont prévus dans les deux ans, notamment pour des patients atteints de sclérose latérale amyotrophique ou de Parkinson.
Pourquoi cette nouvelle compte-t-elle ?
Cette avancée technologique représente un pas significatif vers des applications pratiques pour les patients paralysés. Elle pourrait transformer leur capacité à interagir avec leur environnement, notamment en contrôlant des fauteuils roulants ou en naviguant dans des univers virtuels. Les essais cliniques prévus dans les deux ans montrent un potentiel concret pour une utilisation hors laboratoire.
Trois dispositifs de 96 électrodes implantés chez chaque macaque.
💬 Peter Janssen, Professeur de neurophysiologie à l’université catholique de Louvain
Public concerné : développeurs, entreprises
Quel est l’impact de cette interface cerveau-machine sur les patients paralysés ?
Cette technologie permet de contrôler des avatars ou des fauteuils roulants par la pensée, offrant une nouvelle mobilité aux patients paralysés. Les essais cliniques sont prévus dans les deux ans pour des patients atteints de sclérose latérale amyotrophique ou de Parkinson.